Tour des Yoles Rondes
Origines

La naissance du Tour

En mai 1966, quatre yoles appelées « Etoile », « Frisson », « Mouette » et « Odyssée » tentent d’effectuer le tour de la Martinique. Avec l’aide de marins pêcheurs, les membres d’équipages atteignent leur objectif en cinq étapes. L’année suivante, l’opération est reconduite et le tour est bouclé en quatre étapes. Cependant, les difficultés de navigation sont telles que les protagonistes décident de mettre un terme à l’aventure. Elle s’achève en 1968.
Le Tour de Martinique des Yoles Rondes,tel qu’il est conçu aujourd’hui,est l’œuvre de Georges Brival.

 

Lire la suite...
 
Hommage à Désiré Lamon

Premier vainqueur du Tour de Martinique des yoles rondes
Tout commence quand Georges Brival invite les marins pêcheurs à participer au Tour. Lorsqu’il me contacte, j’accepte car pour moi, cette compétition est un événement. Je me mets rapidement à rechercher un constructeur de yoles. Je me rapproche de Michel Tiénot, très performant dans la fabrication de canots. Il me fait une offre qui ne correspond pas à mes moyens. Malgré nos discussions, nous ne parvenons pas à nous entendre sur un prix, je laisse tomber. Je suis très ennuyé car je tiens à prendre le départ du Tour.

Une histoire de yole
Souvent, je fais des maquettes de yoles, alors mes fils, aussi préoccupés que moi, me disent : « Papa, qu’est-ce qui t’empêche de construire ta propre yole ? » Je n’y avais pas pensé et tandis que je poursuis la réflexion, ils déclarent avec conviction : « Écoute, papa, tu es capable de fabriquer ta yole, mets-toi à l’œuvre, nous t’aiderons. » L’idée me séduit. Après un instant d’hésitation, je leur dis : « C’est bon, vous m’avez convaincu, je construirai ma yole. » Mes enfants laissent éclater leur joie. Dès lors, tout le monde se met au travail.

Lire la suite...
 
Hommage à Frantz Ferjule

« Quand je suis en mer, je me sens libre. J’aime ce sentiment de liberté. »

L’homme et la mer
Entre la mer et moi, c’est une histoire d’amour qui débute alors que j’ai 7 ans. A cette époque, je n’hésite pas à sécher les cours pour aller pêcher avec mon père. Et dès qu’il n’y a pas école, le jeudi et pendant les vacances, la pêche constitue mon passe-temps favori. Je pose mes petites nasses non loin de la rive sous le regard émerveillé de mon père. Les poissons, très nombreux, ne tardent pas à tomber dans le piège. Tout heureux, je ramène le fruit de mes efforts à ma mère qui cuisine fièrement les poissons de son fils.
L’un de mes frères s’en va souvent au large relever les nasses de mon père. Dans mon cœur d’enfant je l’envie : « il est temps que je grandisse, car moi aussi je veux pêcher au large ! » La mer m’attire et mon entourage le sait. Les années passent et ma passion pour le grand bleu augmente.

J’habite le bourg du Robert, j’ai un voisin, Lison Marie-Magdeleine, il deviendra un ami. Parfois, nous embarquons ensemble sur un canot en direction de Pointe Royale où se trouve un centre d’activités maritimes. En général, je m’y rends pour rejoindre mon père car mes parents ont une maison secondaire dans le quartier, sur les terres d’un béké, Monsieur Hayot. Quand nous arrivons sur place, chacun vaque à ses occupations. Le coin est très boisé, je vois passer des cabris et des cochons sauvages. La peur me tiraille surtout quand il faut attendre mon père pendant plusieurs heures. A mesure que le temps passe, j’apprends à surmonter mes craintes, ces expériences vont m’aguerrir.

Lire la suite...