| De l'audace, encore de l'audace |
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De l'audace, il faut savoir en faire preuve pour vaincre bien des épreuves. Hier, en gagnant l'étape annoncée comme fatidique, Géant/Orange n'a pas fait moins que faire preuve d'audace. Audace simplement en portant une voile de 72 m², alors que les autres ont visé nettement plus petit. Audace judicieuse, compte tenu de son classement au général et du temps qui la séparait au général de la première yole: Joseph Cottrell/Learder Price à dix minutes. Résultat de la journée: deuxième du classement et à une minute du leader Rosette/France Télécom. De fait, les Robertins patronnés par Félix Mérine ont fait ce qu'ils savent faire en ces occasions: attaquer. Attaquer par une voile conséquente, dans une mer extrêmement calme et par un vent du sud très aisé à négocier. Ce que les champions comme Joseph- Cottrell/Leader Price, Ho-Hio-Hen Automobile/Mirsa et les autres n'ont pas osé faire ou pas pu faire. Seul Rosette/France Télécom en gardant de bout en bout sa deuxième position semblait agir comme la yole robertine. Mais à l'arrivée le jugement de Charles Exilie, véritable légende vivante de la yole ronde et premier patron de l'embarcation était sans appel. « Ils n'ont pas mis assez de voile!» Un jugement qui est renforcé par la simple observation de la mer le matin du départ. « Nous étions en vent de sud. Il fallait mettre de la toile ! » Même son de cloche chez d'autres anciens coursiers. De fait, la compétition moderne de yole ronde ne laisse plus de place à la prudence dans ce type d'affrontement. Félix Mérine a gagné son fameux triplé en faisant preuve d'audace chaque fois que nécessaire. Hier, une fois de plus, il a osé. Que feront les autres aujourd'hui ? |
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