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Les réactions des coursiers Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
atrice Montlouis-Félicité, coursier de Géant/Orange
« C'est bien d'avoir pris le maillot, mais ça ne veut rien dire, surtout pour quelques secondes. Après cette troisième étape, vient encore une autre qui est tout aussi grande et c'est là qu'on verra. Nous allons continuer à attaquer. Vous avez vu, ils sont là (NDLR : Rosette/France Télécom)... Ce sont des concurrents redoutables. Il faut les attaquer si on veut les battre. Si on reste là en train de tergiverser, c'est eux qui vont nous battre. Donc, il faut les attaquer. Nous ne sommes qu'à la moitié du Tour et tout peut arriver. Cette étape Robert - Trinité a été très difficile. Il faudra que les organisateurs revoient ça, parce qu'on l'a pratiquement faite en quatre heures. C'était assez terrible. La quatrième étape va certainement durer aujourd'hui plus de trois heures. Ceux qui ne se seront pas préparés en conséquence vont souffrir. » Georges-Henri Lagier, patron de Rosette/France Télécom
« À la sortie du Robert, nous avons eu un petit problème. Notre mât s'est décalé vers l'arrière et la yole ne pouvait pas remonter au vent. Et puis, on a viré un peu trop tôt sur Ho-Hio-Hen. C'était de la précipitation... On voulait garder la tête. Notre mât étant tombé, on n'a pas pu faire la passe de l'îlet Boisseau et de l'îlet Madame. Nous avons gardé le contact jusqu'à la Caravelle et nous avons choisi de tenter le tout pour le tout en serrant la côte. J'ai dû employer toute ma dextérité de patron pour pouvoir « serrer » la terre et c'est ce qui nous a permis de revenir sur les autres. Et puis, il faut le reconnaître, le maillot rouge de leader nous a mis dans une position un peu délicate et rendu plus prudents. Au Robert, on pouvait gagner pas mal de minutes au classement général, mais malheureusement, nous avons coulé aux abords de la ligne d'arrivée et perdu près de cinq minutes. C'est sûr qu'on n'est pas dans le même état d'esprit. Il fallait oser, tenter, prendre des risques et dans ces cas-là, rien n'est impossible. On peut avoir de la casse comme on peut aussi gagner. Je sens que la quatrième étape va être très palpitante, mais surtout décisive. Ce ne sera pas évident du tout. Elle risque d'être aussi longue que la troisième et d'être pleine d'embûches et de pièges. »

Félix Murat de Créavisual/Déli Express/Marché de l'immobilier
« L'étape d'aujourd'hui n'était pas facile. Nous avons rencontré pas mal de problème. Il y avait de la mer. Nous avons pu négocier le passage de la Caravelle. Dieu merci, nous sommes entrés à bon port. Nous pouvons encore mieux faire (5e). Nous avons des points à prendre jusqu'à la fin du Tour. Cependant, la quatrième sera encore très dure. Nous allons déjà essayer de la gérer. Puis on verra la suite ».

Jean-Marc Lote de Samex
« Jusqu'au passage de la Caravelle, ça s'est bien passé. Malgré les grosses houles et les gros creux, nous avons pu gérer convenablement. Mais à la descente, Nous avons pris une rafale. Par manque de vigilance, nous avons pris de l'eau. Pourtant nous avions déjà consenti tous les efforts qu'il fallait. Nous avions déjà passé le cap de 360 degrés pour redescendre. La malchance aidant « sa rivé nou, nou koulé ». Jusqu'à présent, les choses ne se passent pas selon nos désirs. Nous essayons de faire au mieux, armés de notre bonne volonté. pour l'instant, la chance ne veut pas nous sourire. Nous allons nous battre. En mettant dans la bataille, tout ce qui nous reste. pour la longue et éprouvante étape à Saint-Pierre, nous espérons arriver sans casse ».

Joseph Mas, patron d'Ho-Hio-Hen/Mirsa
« Nous avons pris un bon départ. L'étape se décantait bien pour nous jusqu'au cap vers le François. Au retour pour le Robert jusqu'à la Caravelle, il y avait une mer démontée avec les bateaux qui faisaient le va et vient. Ce qui nous a gênés énormément. Puis nous avons pris une lame qui a fait décoller la yole d'environs deux mètres. À la descente, elle chuté lourdement sur la mer. Des membres de l'équipage ont été blessés. Deux ont été acheminés à l'hôpital. Nous avons décidé de continuer difficilement. C'est peut-être la malchance. Ce n'est pas notre année ».

Extrait du journal France Antilles du 4 Août 2005
 
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