| L'analyse technique de Maurice Antiste |
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Le Tour est relancé Qui aurait imaginé que trois secondes sépareraient le premier du deuxième ? Nous sommes dans une configuration inattendue. Le vent était soutenu sans être violent, mais ce qui a surpris les coursiers c'est la mer. Elle était formée, très formée et cela a changé la physionomie de la course. Il faut savoir que cette étape est complète. Elle l'a toujours été. Vent de près dans Le Havre du Robert, ce qui implique de la régate. Vent arrière pour entrer au François, en cherchant à tirer des petits bords. Puis remonter pour revenir au Robert et la Caravalle, avec le dépassement de voiles, car le vent change. Nous avons donc une étape complète. Les plus costauds ont tenu et sont passés. La mer a joué des tours à Joseph Mas et c'est malheureusement, le prix à payer lorsque les efforts ont trop importants. Géant/Orange, Joseph-Cottrell/ Leader Price et Rosette/France Télécom sont arrivés avec des écarts infimes, ce qui est la preuve que le Tour est totalement relancé et que le vainqueur est parmi eux. Une étape libre et éprouvante C'est une étape libre parce que la moins balisée du Tour. C'est certainement la plus difficile sur le plan physique parce qu'il faudra tenir la yole en vent arrière pendant deux à trois heures. Cela veut dire équilibrer la yole, surveiller la houle. C'est la pire des situations pour un coursier. C'est la raison pour laquelle, il faut considérer cette étape comme la plus éprouvante du Tour. Il y aura une partie de régate une fois dans la Caraïbe, mais la remontée sur Grand-Rivière interdit toute avarie, sinon, c'est la fin de bien des illusions et de prétentions. Extrait du journal France Antilles du 4 Août 2005 |
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