| Cottrell gagne l'étape du jour |
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La pluie désigne le vainqueur La sixième étape qui menait la flottille du Carbet à l'Anse-à-l'Ane a décidé du classement général. Si Joseph-Cottrell/Leader Price a gagné l'étape, Rosette/France Télécom a pris suffisamment d'avance sur Géant/Orange pour prétendre arriver au Diamant en vainqueur. Les jeux étaient loin d'être faits, d'autant que Georges-Henri Lagier dut composer avec un faux mat cassé. Handicap rapidement compensé par un redoublement de concentration de ses équipiers. Une demi-heure plus tard, le pire allait survenir. Alors que les cousins Lagier (Marc et Georges-Henri) continuaient à tirer des bords pour surprendre l'autre, un grain de pluie assez formée survint. La bouée de Fort-de-France venait d'être virée. En un instant, ce fut l'hécatombe sur la flottille. Rosette/France Télécom allait casser un tangon et déchirer sa voile. Joseph-Cottrell/Leader Price perdait deux hommes sous une bourrasque, pendant que Géant/Orange loin derrière prenait de l'eau. Ho-Hio-Hen/Mirsa culait au point de risquer de s'écraser sur les bittes flottantes du quai de la Pointe-Simon. Dix minutes de déluge. Rosette/France Télécom et Joseph-Cottrell/Leader Price arrivèrent à s'en sortir pour virer la bouée de Port-Cohé. Résultat des opérations: Géant/Orange perdait près de vingt minutes sur le duo des leaders de l'étape. Félix Mérine comprit à cet instant que le Tour n'était plus à sa portée. Il ne savait pas que le faux mât de Rosette/France Télécom était cassé et sa voile déchirée. Il ne le savait pas mais n'aurait pu revenir sur le leader. C'est Joseph-Cottrell/Leader Price qui, à la lutte pour la victoire d'étape en profita, et franchit en tête la ligne d'arrivée. Une troisième victoire pour les hommes de la yole à l'hippocampe. Rosette/France Télécom arrivant une minute après eux, était accueilli comme le grand vainqueur de la journée et celui du Tour. Aucun doute dans l'esprit des supporteurs, d'autant que Félix Mérine donnait le dernier coup de pagaie de sa journée infernale, treize minutes après son principal adversaire. G.G. (Extrait du journal France Antilles du 8 Août 2005) |
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