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Une belle histoire de stratégie La huitième victoire de Georges-Henri Lagier aurait pu être banale, si l'adversaire n'avait poussé le champion dans ses retranchemems. Entre Félix Mérine et « GHL », c'est une histoire de stratégie en mer qui se décline d'année en année, avec des intermèdes animés par Joseph Mas. Mais cette année, les deux hommes ont été rapidement été seuls entre eux, tant le patron de Ho-Hio-Hen/Mirsa a été hors de course. De fait, le Tour s'est joué sur une étape, celle de Trinité où Géant/Orange prenait le maillot rouge pour... trois secondes. Le plus petit écart vu sur le Tour. Mais avec une aussi faible avance, Félix Mérine savait que la partie s'avérerait difficile, tant les étapes à suivre ne lui seraient pas facilement acquises. Et c'est en empannant sa voile à Grand-Rivière que Georges-Henri Lagier a montré comment la stratégie finement dessinée permet de mieux gagner ses objectifs. En voyant comment le vent allait forcir, il décide de charger les poids lourds de son équipage dans la yole. Félix Mérine fait de même. Mais la différence entre les deux équipages est que l'un possède un échantillonnage de poids que l'autre n'a peut-être pas. De fait, Rosette/France Télécom double deux de ses bwas, en y mettant deux hommes ; ce qui permet d'avoir une répartition de la charge plus équilibrée et ainsi une yole mieux assise sur l'eau. Dans un vent fort, cela compte. Samedi, cela permet de mieux passer que les autres la bourrasque qui cueille la flottille à Fort-de-France. Une étape qui a défini le profil du vainqueur : celui qui, en plus de tirer de très bon bord, sait utiliser au mieux le physique des coursiers à sa disposition. G. Gallion (Extrait du journal France Antilles du 8 Août 2005) |
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